[chapitre 4 : écrit par Alice]
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kuro avait la flemme, alors c'est re moi qui s'y colle!
Du coup, elle fait les chapitres cinq et six, et je vous retrouve au sept!
Couleurs des PersOs :
- Bill
- Tom
- Georg
- Gustav'
- Tiffany
- Deborah
- David Jost [ manager ]
- Maman des jumelles
- Papa des jumelles
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« Gustav, tu viens boire ? », fit Tom, alors que tout le monde semblait s'être enfin mis d'accord pour une accalmie, au moins le temps de boire.
« Hein ? »
« Ton verre... »
« Et tu vois, Jespo, c'est toujours pareil, quoi qu'il arrive, j'ai toujours cette impression bizarre d'être tellement à part... »
Tiffany regardait ses idoles avec une tête de vache, mais Debbie releva l'incohérence.
« Jespo ? C'est quoi, çà ? », demanda t-elle, sourcils froncés.
Tom éclata de rire.
« On a tous nos petites excentricités. Moi j'aime faire la fête, Bill adore rencontrer des fans et que les magasins n'ouvrent que pour lui, Georg, lui, regarde toujours la même émission de télé avant un concert... »
« Quelle émission ? », demanda Tiffany qui voulait tout savoir sur le groupe.
« Question pour un champion. Il dit que c'est bon pour sa culture générale. », reprit Tom en se mordant les lèvres pour ne pas rire. « Et Gustav...Gustav parle aux animaux, et à Jespo en particulier. C'est une petite loutre marine... »
« Ou çà ? Ou çà ? », fit Tiffany en regardant partout autour d'elle.
« C'est son ami imaginaire... », précisa Bill en riant.
« Jespo n'est pas imaginaire ! Elle a toujours été là pour moi ! », protesta Gustav' en s'asseyant avec les autres.
Déborah se mit une grande claque qui résonna dans toute la pièce.
Les garçons la regardèrent comme si elle venait d'accoucher d'une girafe à trois têtes.
« Heu...ça va ? », fit Bill, un sourcil levé.
« Putain, çà fait mal ! Ca veut dire que je rêve pas...bordel de Dieu ! »
Les membres du groupe échangèrent un regard lourd de sens, et Tom s'éclaircit la gorge.
« Alors, heu, Tiffany, tu devais nous parler de toi... »
La gamine se tortilla comme un cheval pris de coliques, le rouge sur ses joues qui se fondait très bien avec le khôl qui avait coulé précédemment, toute heureuse que Tom ait retenu son prénom.
« Oui...heu...bah j'ai seize ans...comme Debbie... »
« Normal, vous êtes jumelles... », fit Bill en levant les yeux au ciel.
« Oui...et...j'adore votre groupe, j'adore votre musique, je suis vraiment fan de tout ce que vous faites, et... »
« Et je remplis vos poches avec le merchandising que j'achète... », singea Debbie avec des yeux papillonnants.
Vlan. Debbie, deux points, Tokio Hotel, zéro.
Tom grogna. Il ne savait pas trop si c'était du lard ou du cochon. Mais il n'aimait pas beaucoup le foutage de gueule auquel ils avaient droit avec Déborah. Celle-ci remarqua que le dreadeux semblait agacé, alors, elle en remit une couche en se rapprochant de Bill.
« J'ai vu que tu avais un tatouage sur le bas ventre... », piailla t-elle en imitant toujours sa s½ur. « Je peux le voiiiiir ? S'te plaîîîîîît ! »
Bill sourit et leva son t shirt, comme en concert.
« Debbie, je parle ! », fit Tiffany en donnant un coup de coude à sa s½ur. Celle-ci, à moitié vautrée sur le tapis, les yeux louchant sur l'étoile de Bill, continua son cirque.
« Je peux toucher ? S'te plaîîîîîît ! »
« Heu...si tu veux... »
Elle redessina du bout des doigts le contour de l'étoile, faisant frissonner le garçon qui n'était pas de bois...
« Je peux lécher ? S'te plaîîîîîît ! »
« Heu, çà va un peu loin pour moi, là... »
« Quoi, c'est bien ce que te demandent tes fans ? Ah, non, pardon ! » Elle se jeta à son cou, l'embrassa en hurlant comme une hystérique.
« Iiiiiiiiiiiiiiihhh ! Bill ! Biiiiiiiiiiil ! Fick miiiiiiiiiich ! »
Elle se redressa, et s'alluma une autre cigarette, n'accordant même pas un regard à Georg qui toussa à nouveau.
« C'est à çà que tu t'attendais quand t'as su que deux filles allaient passer deux mois avec toi ? Navrée de te décevoir, coco. T'as qu'a partouzer avec ma s½ur si t'es pas dégoûté par la zoophilie. J'ai de quoi m'occuper. »
Elle se mit à l'écart, remit ses écouteurs sur les oreilles et ne s'occupa plus d'eux, un livre de Sade à la main. Elle préférait de loin relire la « philosophie dans le boudoir » que de faire semblant d'apprécier ces garçons.
Tom toussa, nerveusement, et fit un sourire de circonstance à Tiffany, qui hésitait entre fondre en larmes à nouveau et égorger sa s½ur avec le coupe papier qui traînait sur la table basse, à côté de quelques lettres ouvertes.
« Cà...ne doit pas être facile tous les jours, pour vous deux...vous êtes si différentes... »
Tiffany renifla, et regarda Tom avec des yeux énamourés.
« Non...On n'a jamais été très proches, comme vous vous l'êtes...c'est dommage. Je trouve çà tellement génial d'avoir une jumelle...mais on ne s'entend vraiment pas. C'est la poisse, j'aurais aimé venir avec Priscillia, c'est ma meilleure amie, et elle vous adore presque autant que moi. »
« Oui, heu...c'est bien aussi de rencontrer des gens qui ne sont pas...complètement...fans... », fit Gustav qui n'aimait pas les rencontres avec des fans. Trop de cris, trop d'hystérie, un bordel sans nom à chaque fois...
Bill opina du chef. Il était vraiment décidé à faire en sorte que tout se passe bien. Il imagina une seconde ce qui arriverait si les journaux apprenaient que son jumeau adoré avait balancé une fille par la fenêtre. Il savait que cela arriverait s'il n'intervenait pas. Tom était très impulsif, et il ne supporterait pas longtemps la présence de la jeune fille, a fortiori s'il ne pouvait rien faire avec elle.
Il soupira, une fois de plus, et, laissant les trois autres discuter avec Tiffany, qui semblait ravie que tout le monde s'intéresse à sa petite vie, il vint se poser à côté de Déborah. Il lui tapota sur l'épaule. Elle sursauta et enleva son écouteur.
« Ouah, tu m'as fait peur. »
« Désolé. Je ne veux pas faire le boulet. Je voudrais vraiment que tu passes un bon moment avec nous, et je ne sais pas trop quoi faire pour çà. C'est la première fois que je suis confronté à ce genre de situation... », avoua t-il en replaçant sa mèche de cheveux.
Déborah lui sourit. Elle appréciait le fait que, malgré tout ce qu'elle avait fait, le garçon soit là à nouveau, tentant d'arranger les choses. Ne pas apprécier leur musique, bon, çà, il n'y pouvait rien, mais elle pouvait faire un effort pour être vivable.
« C'est moi. Je suis bloquée ici et çà me fait chier, mais je devrais pas faire la chieuse non plus. C'est juste que tout çà, çà m'agace tellement. »
« Tout çà quoi ? »
« Commercialisation. Comment vous voulez gagner un minimum de crédibilité chez les fans de rock en vendant des draps à votre effigie ? Tu vois ? »
Il hocha la tête.
« Nous ne décidons pas de tout, Debbie. Quand on a signé, on était très jeunes, et nous ne nous sommes jamais préoccupés du côté marketing. Celui qui décide de tout çà le fait parce qu'il pense que... que nous sommes un mouvement de mode, que l'on va disparaître dans cinq ans maximum. Ils veulent faire tout l'argent possible avant que l'on s'arrête. Mais nous, même si on ne remplit plus de grandes salles comme maintenant, on continuera. Tu as parfaitement le droit de ne pas aimer notre musique, je te le répète. Mais nous on ne vit que pour çà. Vraiment. »
Déborah soupira. Elle les avait peut être jugés un peu vite ?
« Tu sais qu'il y a des paillassons Tokio Hotel ? », dit elle en souriant.
« C'est pas vrai ? »
« Je te jures que si. Vos fans s'essuient les pieds sur ta tronche en rentrant de l'école. »
Bill accusa le coup, et finalement, éclata de rire.
C'est à ce moment là que les parents des jumelles et David entrèrent.
Véronique sourit en voyant que sa fille, si récalcitrante à l'idée de venir, riait à gorge déployée avec le leader du groupe. Tiffany, elle, semblait complètement dans son élément avec les trois autres qui répondaient à toutes les questions qu'elle leur posait.
« Alors, Déborah, tu t'amuses bien, on dirait ! J'en suis ravie, parce que si jamais tu poses problème à ces charmants jeunes garçons, ou si tu mets ta s½ur dans l'embarras, tu entendras parler du pays en rentrant ! »
Debbie échangea un regard avec Bill, qui souriait contre sa main, avec laquelle il se cachait la bouche.
« Oui Maman. »
« Bonjour Madame. Je suis Bill, le chanteur. Voici mon jumeau, Tom, à la guitare, Georg, qui joue de la basse, et Gustav, à la batterie. Vos filles sont...c'est un plaisir de partager un peu de notre quotidien avec elles. »
Véronique considéra le jeune homme qui la dépassait d'une bonne tête, puis finalement,
eut un rire bref et sec.
« Inutile de me mentir, jeune homme. Déborah est une emmerdeuse de première et Tiffany se prend pour un saule pleureur gothique. »
Bill se tourna vers son frère, qui étouffa un fou rire.
« M'maaaaaaaaan ! », protesta Tiffany, pour la forme.
« Nous avons tout réglé en bas. », intervint Patrick, leur père. «
Nous vous attendons demain, vous pourrez passer chercher vos affaires vers cinq heures. Mais Monsieur David... »
«
David tout court... »
«
Monsieur David tout court nous a dit qu'il y aurait une séance photo dans votre chambre, pour un magasine. Et une équipe de télé sera là pour vous interviewer. Elle sera à vos côté régulièrement, pour filmer les moments forts de cet évènement. Donc, à demain les filles ! Soyez sages ! »
Il embrassa Tiffany, puis Déborah, imité par Véronique qui en profita pour rajuster le corset de l'une et recoiffer l'autre, puis ils firent un signe de la main aux garçons et sortirent.
David sourit à la ronde.
«
Tout se passe bien ici ? »
«
Oui, oui ! », répondit Tom, toujours hilare en repensant à la mère des jumelles.
«
Amandine va vous rejoindre dans dix minutes, dans le Hall. Il faut partir pour la première séance photo. Cà va faire un carton, Tokio Hotel et leurs fans pendant deux mois ! On est en train d'envisager d'en faire des épisodes à diffuser à la télé ! »
«
Oui, heu, on en reparlera... », fit Bill, un peu gêné.
David repartit.
«
Qui est Amandine ? », demanda Tiffany.
«
Amy ? Elle s'occupe de nous, c'est comme une secrétaire, une assistante, et une nounou, tout à la fois ! », répondit Tom.
«
Une séance photo ? », demanda Déborah, avec une très belle grimace à la Sid Vicious.
«
Oui, heu, ils en ont parlé pendant la durée du concours... On en a à peu près deux par semaine, vous assisterez aussi à l'enregistrement d'une nouvelle chanson, les interviews, et vous...chanterez avec nous pour l'un des concerts... »
Bill n'osait pas lever les yeux. Il aurait dû, çà valait le coup. Tiffany poussait des gloussements de joie en serrant les trois membres qui étaient à côté d'elle dans ses bras, et Déborah était devenue encore plus blanche qu'au naturel.
«
Tout çà... », marmonna t-elle entre ses dents. «
Je veux mourir... »
«
Debbie adore les photos, pourtant. Elle en fait de très belles qu'elle développe elle-même ! », fit Tiffany, un peu jalouse de l'intérêt que Bill montrait pour sa jumelle.
«
Tu ferais mieux de te faire un ravalement de façade au lieu de parler ! », cracha Debbie à sa jumelle, qui s'empressa de plonger dans son sac Tokio Hotel pour en sortir son maquillage et se remaquiller frénétiquement.
«
On ferait mieux de descendre. », fit Gustav en regardant sa montre.
«
Et c'est parti pour la vie de star... », grommela Debbie en remettant ses lunettes de soleil surdimensionnées, et en suivant le mouvement.
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ALICE